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        Dès le XIX° siècle, le jeton métallique est utilisé comme vecteur publicitaire. D’abord en bronze il sera ensuite frappé en laiton, aluminium, maillechort ou métal « fourré ».

         Certains portent une valeur faciale et sont utilisables comme des bons de réduction?

         En 1986, deux jeunes toulousains, étudiants en droit, Frédéric Balme et Julien Canadas, ont l’idée d’utiliser les pièces de 10 f du type « Mathieu » comme vecteur publicitaire. L’idée est simple, il suffit d’apposer un adhésif côté face de la monnaie. La Loi est respectée dans la mesure où on ne cache pas la valeur faciale et où l’autocollant n’altère pas la monnaie. Une SARL voit donc le jour le 24 juin 1986 qui va commercialiser ce produit sous le nom de « PILE ou PUB » qui fait l’objet d’un dépôt pour toute la CEE.

         Les grandes marques trouvent l’idée géniale mais n’osent tenter l’aventure, l’entreprise se tourne alors vers le commerce local et les Nouvelles Galeries commandent 30.000 exemplaires.

Le phénomène gagne alors la France entière. Les autocollants portent la mention POP suivie du numéro du département ou est située la franchise (POP 31). Les jeunes Giscardiens émettent un adhésif sans autorisation pour la réunion du 11 avril  à Lille. Un accord amiable aboutit à la commande d’un deuxième autocollant signé POP 59. Une plainte au prétexte que les machines à sous refuseraient ces pièces est rapidement classée sans suite après enquête.

         Le 11 août 1987, un décret paru au Journal Officiel,  qui interdit d’utiliser les espèces monétaires comme support publicitaire, met fin à cette entreprise.

       

       

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